La tête haute, l'air de rien
se barrer de la boutique avec pdeux fois plus de fringues sur le dos qu'en rentrant.
rien ne sonne.
c'est du bluff leur truc sur les fringues.
Une fois dans le trip, on ne m'arrête plus.
Boutique suivante, je fais mon marché, ej me sers au passage, je pars comme si de rien, normal.
Cette fois-ci ça a sonné.
vite, se planquer dans un des recoins de la ville, que je connais par coeur, fumé du shit dans toutes les ruelles,
retourner mon sac, enlever mes fringues plus vite que Superman dans sa cabine.
m'arrête au café des pêcheurs avec mon butin dans mon sac.
l'air de rien.
j'aime les pêcheurs ils sont simples et francs.
mon Homme vient me chercher on va se confier et se dire comme on s'aime sous l'escalier d'un lounge avec piano.
on fera l'amour dans la voiture.
je rentre saoule.
Rien ne peut m'arrêter.
je peux parler de mon butin avec lui. Il sait ce que c'est. Il comprend ce genre de choses. Et pour ce qui le dépasse, il ne cherche pas à comprendre, il accepte mon silence.
D'autres choses, on ne parlera pas. Pas encore.
je pense à mon vécu comme une série de personnages qui franchissent les limites, dans tous les domaines.
je me sens plusieurs, mais bien cloisonnées.
rien ne peut m'arrêter
"si certains volent du shit, qui détourne le cash?"
