tout ça est très confus.
avant ça avant l'arrivée du Samu je me rappelle m'être posée dehors avec des gens autour d'une table et demander si quelqu'un avait une cigarette. Un mec en avait en face de lui mais il ne voulait pas m'en donner. "t'en as ou tu veux pas en donner?" je lui ai demandé. Il a répondu: "j'en ai, mais je veux pas en donner à toi." Je me rappelle avoir boulé la table. Ca fait comme des flashs. J'en suis vraiment pas fière.
Parfois je me dis que je n'aurais pas dû y aller du tout.
et puis je ne sais pas quoi faire de la robe, la brûler? la reporter de suite pour oublier tout ça?
je disais aux infirmiers "qui vous a appelé?" parce que si c'est mon frère qui l'a fait, c'est terminé, ça n'est plus mon frère." et aujourd'hui encore je ne sais pas trop quoi en penser. Même si on se parle encore à l'occasion. Ca ne sera plus jamais pareil.
je crois que je vais fermer mague...
enfin bref, c'est bien aussi de se retrouver face-à-face avec quelqu'un qui a du répondant, et de la force dans le regard, une force qui vous donne envie d'écouter et de faire comme on vous dit, non, ce n'est pas bien, non, il ne faut pas le refaire.
et que, juste pour que l'homme des bois continue à veiller sur nous devant la porte de la cabane, on veut bien arrêter les conneries.
L'homme des bois est peu expansif et il parle plus volontiers aux arbres qu'à une personne de sexe opposé (encore moins l'approcher à moins de deux mètres cinquante) mais rien que sa présence.
Rien que sa présence.
La tête haute, l'air de rien
se barrer de la boutique avec pdeux fois plus de fringues sur le dos qu'en rentrant.
rien ne sonne.
c'est du bluff leur truc sur les fringues.
Une fois dans le trip, on ne m'arrête plus.
Boutique suivante, je fais mon marché, ej me sers au passage, je pars comme si de rien, normal.
Cette fois-ci ça a sonné.
vite, se planquer dans un des recoins de la ville, que je connais par coeur, fumé du shit dans toutes les ruelles,
retourner mon sac, enlever mes fringues plus vite que Superman dans sa cabine.
m'arrête au café des pêcheurs avec mon butin dans mon sac.
l'air de rien.
j'aime les pêcheurs ils sont simples et francs.
mon Homme vient me chercher on va se confier et se dire comme on s'aime sous l'escalier d'un lounge avec piano.
on fera l'amour dans la voiture.
je rentre saoule.
Rien ne peut m'arrêter.
je peux parler de mon butin avec lui. Il sait ce que c'est. Il comprend ce genre de choses. Et pour ce qui le dépasse, il ne cherche pas à comprendre, il accepte mon silence.
D'autres choses, on ne parlera pas. Pas encore.
je pense à mon vécu comme une série de personnages qui franchissent les limites, dans tous les domaines.
je me sens plusieurs, mais bien cloisonnées.
rien ne peut m'arrêter
"si certains volent du shit, qui détourne le cash?"
acces limité aux peu de personnes qui se trouvent
...
La banquière qui me propose d'ouvrir un PEL alors que j'ai pour pas mal de fric d'objets volés dans mon sac. Je me sens fausse, l'impression de tromper le Monde, de ne rien mériter et de piller leur confiance.
j'ai compris ça en allant dans une de mes boutiques préférées;
il n'y a que moi qui sais que je vole uniquement dans des lieux où c'est trop cher, et où j'achèterais uniquement en cas de besoin. dans toutes les autres que j'aime j'achète et je suis fidèle etc.
seulement, une fois qu'on est estampillée, TOUT LE MONDE aurait le droit de se méfier.
alors je vais certainement arrêter.
c'est quoi le pire: vendre ses charmes ou voler Universal?
je n'aime pas donner cette image de moi. j'ai peur, aussi, qu'ils viennent perquisitionner chez moi, comme ils l'ont menacé une fois, parce que c'est mon chez-moi, parce qu'alors ils violeraient quelque chose qui a un prix, à mes yeux, cet endroit de paix où non, je ne veux pas qu'ils entrent.
je vais donc probablement arrêter.
j'aime l'idée que même s'il m'arrive quelque chose, il restera du beau, du précieux.
Je n'aime pas me sentir précieuse ou fragile parce qu'alors ça me rend triste pour les autres, s'il m'arrivait quoi que ce soit.
c'est un sentiment que je n'arrive pas à décrire, mais qui est là.
je n'aime pas me sentir vulnérable, mais pas pour moi, pour les autres.
dans la
http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080428/tts-autriche-inceste-ca02f96.html
"DOSSIER MÉDICAL
Elisabeth a donné le jour à sept enfants, dont un est mort peu après sa naissance, selon la police."
J'ose à espérer qu'elle l'a tué elle-même.
http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080428/tts-autriche-inceste-ca02f96.html
"AMSTETTEN, Autriche (Reuters) - La police autrichienne a arrêté un homme soupçonné d'avoir séquestré sa fille dans une cave pendant 24 ans et d'avoir eu avec elle des relations incestueuses dont sont nés sept enfants.
Balayons des larmes factices, des larmes d'éther, évaporées à peine versées
Je ne vais plus travailler.
J'avais simplement envie d'écouter Stay de U2 ce matin.
